Kerkennah01, l’archipel des images

Kerkennah_2016 ©Baptiste de Ville d_Avray 06

Kerkennah, 2016 ©Baptiste de Ville d’Avray

Cinq expositions – dont quatre conçues par des femmes – des ateliers, des projections et un programme OFF rythmeront du 21 au 27 juin prochains l’archipel tunisien de Kerkennah. Cette première édition du festival éponyme dédié à la photographie et aux arts visuels est dirigée par la commissaire tunisienne Olfa Feki. Si le rendez-vous est donné sur ces îles méditerranéennes, sa vocation est internationale. Avant-goût de ce que vous réserve Kerkennah01.

En abordant des thématiques différentes, les expositions pensées pour le festival s’attachent toutes à aborder l’île à leur manière. Alors que le projet Fata Morgana (Valentine Busquet) s’attarde sur le paysage abstrait, Occupy the desert (Jeanne Mercier) oscille entre les deux villes principales de l’archipel, Ramla et El Attaya. Si l’une interroge le désert à l’heure de la mondialisation et de l’urbanisation, l’autre la fantasme dans le style photographique le plus traditionnel.

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©Abdo Shana – Collectif 220

Avec On Betweeness (Missla Libsekal), on est invité à contempler la relation que l’on a avec soi-même, à travers des histoires visuelles tout en contraste. Pour cela, deux artistes du continent, le malgache Pierrot Men et le ghanéen Francis Nii Obodai Provencal, explorent les relations humaines et les enjeux sociaux.

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©Pierrot Men

Dans Of trapes and tropes, John Fleetwood trace comme fil rouge celui de l’histoire et du rôle que la photographie a sur celle-ci. Enfin, entrez sur le terrain de jeu créé par Hejer Chalbi dans Ré-création. L’exposition jouera sur les limites du réel et du virtuel, se basant sur les utopies de la jeunesse kerkenienne.

Hejer Chalbi_ARTISTE_Mathieu Le Sourd

Hejer Chalbi, ©Mathieu Le Sourd

En parallèle du festival, se dérouleront trois jours d’ateliers et une exposition temporaire de 24 heures intitulée If you don’t know you can’t understand. Le tout organisé par l’agence photographique berlinoise Ostkreuz. Invitée par le Goethe Institut, elle est aujourd’hui la plus prospère en Allemagne. Parmi ses 22 photographes, Maurice Weiss animera un atelier. S’y ajoutent des conférences et projections de films autour de l’agence.

Projetés aussi, Prison Images et Still Life, deux films de l’Allemand Harun Farocki. Le premier questionne les sociétés de surveillance et le second analyse la photographie publicitaire contemporaine comme une survivance de la nature morte des peintres flamands du XVIIe siècle.

Plus de détails sont à venir sur la programmation OFF, mais une chose est sûre : l’évasion et la découverte en sont les maîtres-mots. Les associations de l’archipel ont pour mission de faire découvrir aux festivaliers ses trésors grâce à des activités sportives et culturelles. Les soirées, quant à elles, se dérouleront au rythme de la diffusion de films produits par des sociétés tunisiennes (Nomadis Images, Propaganda…) et de la musique composée par des artistes locaux ou de la diaspora.

 

Plus d’infos sur Kerkennah01, festival international de photographie et d’arts visuels: KERKENNAH01

Expositions et artistes | Kerkennah01

Fata Morgana
Mustapha Azeroual (France/Maroc)
Mathieu Merlet-Briand (France)
Federica Landi (Italie)
Louis Cyprien Rials (France)
Badr El Hammami (Maroc/France)

Occupy the desert
Bruno Hadjih (France/Algérie)
Philippe Chancel (France)
Nicolas Moulin (France)
Le collectif 220 (Fethi Sahraoui, Yassine Belahsene, Ramzy Bensaadi, Houari Bouchenak, Youcef Krache, Abdo Shanan, Sonia Merabet) (Algérie)

On Betweeness
Pierrot Men (Madagascar)
Francis Nii Obodai Provencal (Ghana)

Of Trapes and Tropes
Simon Gust (Sud d’Afrique)
Matt Kay (Sud d’Afrique)
Héla Ammar (Tunisie)

Ré-création
Mathieu Le Sourd (France / Canada)
Isil Kurmus Aleksandrov (Turquie)
Khalil Ben Abdallah (Tunisie)

 

23.04.2018– Un article d’Anaïs Gningue – Images: Courtesy Festival Kerkennah01 et les artistes

More about Anaïs Gningue:
Anaïs Gningue (Lyon) Journaliste Née à Dakar, elle s’envole pour Lyon à 17 ans dans le cadre de ses études en anthropologie et journalisme. Passionnée de culture(s) et d’enjeux sociaux, elle est sensible à la compréhension de l’Autre. Ses origines plurielles lui ont fait connaître très tôt la diversité. La pluralité et les nuances de chaque sujet lui tiennent donc à coeur. Entrepreneuriat africain, transhumanisme, monde arabe, albinisme… elle est dotée d’une curiosité sans limite. Sa plume est passée chez Modzik à Paris, Le Petit Bulletin et Sottises Magazine à Lyon. Le site d’Anaïs.

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